Verständigung und Versöhnung nach dem „Zivilisationsbruch“? Deutschland in Europa nach 1945

Référence bibliographique :

Corine Defrance, Ulrich Pfeil (dir.), Verständigung und Versöhnung nach dem „Zivilisationsbruch“? Deutschland in Europa nach 1945, PIE Peter Lang, Bruxelles, 2016.

Auteur.e.s membre de l'UMR : Corine Defrance, Ulrich Pfeil

Année : 2016

Axe(s) de recherche : 4. Temps, traces et territoires de guerre

Présentation :

 

En 1945, l’Allemagne, anéantie et mise au ban des nations, faisait face aux ruines de sa politique. La guerre fondée sur une idéologie raciale et l’extermination systématique des Juifs d’Europe avaient marqué une rupture de civilisation et plaçait les Allemands face à la question de la culpabilité morale. C’est pourquoi l’histoire allemande de l’après-guerre est avant tout celle d’une difficile confrontation avec son propre passé criminel. Pour les Allemands, il s’agissait de regagner la confiance de leurs voisins afin de réintégrer le cercle des peuples civilisés. Dans le champ politique et sociétal, on vit poindre rapidement de premières initiatives visant au rapprochement et à la réconciliation. La démobilisation mentale et la déconstruction des images de l’ennemi constituaient des missions importantes pour établir cette coexistence pacifique après la guerre, pour préparer le présent et l’avenir. Cet ouvrage met en lumière, à large échelle, les processus qui se sont mis en place pour contribuer dans la plupart des cas – mais avec des échecs aussi – à la compréhension entre les Allemands et leurs voisins européens : gestes symboliques, mise en exergue de lieux de mémoire, travail des organisations et institutions, définition de champs et de formes d’action, approches scientifiques nouvelles. Les contributions montrent que la réconciliation ne peut être « scellée », mais se définit comme un processus jamais achevé de travail politique, sociétal et culturel.

Verständigung und Versöhnung nach dem «Zivilisationsbruch»?