L’engagement chrétien

Référence bibliographique :

Florian Michel, « Préface », L’engagement chrétien, Paris, Salvator, 2019

Auteur.e.s membre de l'UMR : Florian Michel

Type : Autre
Année : 2019

Axe(s) de recherche : 2. Pratiques et cultures politiques

Présentation :

1934-1935. La France est divisée entre des idéologies extrêmes. La République est minée par des scandales à répétition. L’Église catholique est traversée par des tensions très fortes entre des « progressistes », qui inclinent vers le Front populaire en gestation, et des « conservateurs », laïcs ou cléricaux.

C’est dans ce contexte de crise que le philosophe Jacques Maritain (1882-1973) cherche à définir les responsabilités sociales des chrétiens par la rédaction du manifeste intitulé Pour le bien commun, première expression collective des intellectuels catholiques (1934). Alors que le siècle exige « l’engagement » des hommes de lettres, la Lettre sur l’indépendance (1935) entend rappeler l’indépendance première du philosophe, témoignant de « la liberté de l’intellect en face de l’instant qui passe », ainsi que l’indépendance du chrétien,  manifestant « la liberté de la foi en face du monde. » « C’est tout le contraire d’une retraite ou d’une évasion ; tout le contraire d’une défection devant le drame de l’existence et de la vie. C’est un engagement d’autant plus réel et d’autant plus profond que la liberté intérieure est intacte. »

« Je me demande si ce n’est pas la Lettre sur l’indépendance qui a été l’écrit de Maritain le plus important pour ma génération en distinguant entre l’action menée en tant que catholique et l’action menée en catholique. » (René Rémond, 1995)

Florian Michel présente ces documents et en analyse le contexte et la portée historique.

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