Rachel Mazuy
Axe(s) de recherche : 1. Relations internationales, espaces et mondialisations, 2. Pratiques et cultures politiques, 3. L’Europe comme civilisation matérielle en transitions
Agrégée et docteure en Histoire, chargée d’enseignement à Sciences po Paris, j’ai vécu plus de vingt années à l’étranger (Zaïre – RDC, Russie, Canada, Royaume-Uni, Pays-Bas), où j’ai enseigné et travaillé au Service culturel de l’Ambassade de France (Moscou).
J’ai également enseigné à Paris 1 Panthéon Sorbonne, Paris 3 Sorbonne Nouvelle (Master 1), à l’IUFM de Paris et l’EAC (Ecole Art et Culture – encadrement de Master).
Je travaille principalement sur l’histoire des Français partis en Russie soviétique (circulations et transferts liés aux voyages et aux séjours en URSS) et sur les mécanismes de l’engagement et du désengagement (Croire plutôt que voir. Le voyage français en Russie Soviétique. 1919-1939, Ed. Odile Jacob, 2002 et 2014 et Cousu de fil rouge. Voyages des intellectuels français en Union soviétique – 150 documents inédits des Archives russes, avec Sophie Coeuré).
A ce titre, je suis l’auteure d’un carnet de recherches sur Hypothèses intitulé « Circulations, transferts et engagements politiques ».
Depuis plusieurs années, en lien avec une analyse des écrits de l’intime et avec l’histoire des intellectuels engagés, je me suis intéressée à des famille d’intellectuels communistes (l’écrivain Jean-Richard Bloch, l’avocat Marcel Willard, ou la famille de Léo Hamon) ou à des sympathisants (Louis Guilloux).
Ces travaux m’amènent à réfléchir sur la place de l’URSS dans les parcours biographiques, et à leur mémorialisation. Ils ont conduit à la publication de documents inédits liés aux voyages (Moscou Caucase été 1934, Ed. du CNRS 2019, avec Ludmila Stern). Un projet en cours porte sur l’exil soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Parallèlement, je collabore avec Philippe Baudorre à deux ouvrages réunissant les textes politiques publiés de Romain Rolland après la Première Guerre mondiale (éditions.Garnier, dans le cadre de l’édition des oeuvres complètes dirigée par Roland Roudil).
Par ailleurs, un autre pan de mes recherches sur les circulations et les transferts avec l’URSS concerne d’une part les objets ramenés d’URSS, d’autre part les enfants communistes et leurs rapports à l’URSS, notamment autour du magazine communiste pour enfant Mon Camarade (1933-1939).
Depuis 2017, j’explore également l’engagement artistique et les rapports entre l’art et le politique. Dans ce cadre, je travaille sur la correspondance amoureuse (1917-1920) de l’écrivain socialiste Raymond Lefebvre et de l’artiste d’origine polonaise Mela Muter. Et en 2021, j’ai été co-commissaire d’une exposition sur le peintre bourguignon libertaire, devenu socialiste puis communiste, André Claudot (Musée des Beaux-arts de Dijon, 26 juin – 20 septembre 2021). Le catalogue codirigé avec la conservatrice Jessica Watson (André Claudot La couleur et le siècle) est paru aux éditions In Fine. Par ailleurs, je m’intéresse également à un caricaturiste du nom de Marix (Louis Mourier), ébéniste de profession, ancien prisonnier de guerre, qui collabore à la presse anarchiste, socialiste et communiste, déporté à Oranienbourg pendant la Seconde Guerre mondiale.
Enfin, dans le cadre des médiations de l’histoire, depuis 2019 je collabore à Retronews et j’écris des récits noirs sur des thèmes historiques, publiés dans des recueils édités par Éditions du Caïman (C’est l’anarchie, 2019 ; Vive la Commune, 2020, Au-delà des colères muettes, 2022, Merci la Résistance !, 2024).

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