Francine Lajournade

Etablissement précédent : École des Hautes Études en Sciences Sociales

Date d'inscription en thèse : 10/2024

Université : Paris 1

Directeur de recherche de la thèse : Pierre Singaravélou

Axe(s) de recherche : 2. Pratiques et cultures politiques

Etat d'avancement : En cours
Thèse :

Une colonisation sonore : représentations, circulations et usages de la musique dans les relations entre la France et le Cambodge en situation coloniale (ca 18§3-1954)

Résumé de la thèse :

Cette thèse traitera de la place de la musique dans la colonisation à travers l’exemple du Cambodge sous le régime du protectorat français. Je m’intéresse particulièrement aux « zones de frottement » qui apparaissent dans la relation bilatérale entre ces deux pays à partir du moment où s’installe la situation coloniale. Il s’agit, par l’étude de différentes manifestations de la musique, d’analyser son impact historique, politique et culturel dans ce moment colonial.

Les manifestations musicales étudiées seront :

  •  Les instruments de musique et leur circulation. La musique, art immatériel par excellence, laisse beaucoup de traces matérielles dans son sillage. Qui sont autant de sources pour l’histoire.
  •  Les politiques et initiatives mises en place autour de la musique ou en l’utilisant dans le moment colonial : commémorations, musiques militaires mais aussi tentatives d’organisation d’un enseignement, racontent l’histoire d’une colonisation sonore.
  •  Les circulations de personnes qui contribuent à exporter, colporter ou imposer les musiques d’un pays à l’autre.

L’une des originalités de ce corpus réside dans le fait de croiser des sources habituellement mobilisées par des historiennes et historiens de la musique, musicologues et spécialistes de la facture instrumentale avec celles plus communément mobilisées par les historiennes et historiens du fait colonial. Par ailleurs, ce travail de recherche ayant pour objet la rencontre entre deux cultures musicales et les zones de frottement que cette rencontre a pu générer, il sera essentiel de confronter des sources émanant des deux pays impliqués dans la situation coloniale.

CV :

Francine Lajournade a grandi dans les Pyrénées ariégeoises. Elle est diplômée en histoire de l’Université Toulouse II (maîtrise) et de l’EHESS – Paris (DEA histoire & civilisations). Durant la première partie de sa carrière, Francine travaille dans différentes institutions muséales parisiennes Palais de la déouverte, Musée de la musique) avant de devenir journaliste et éditrice.
Entre 2003 et 2007, elle est rédactrice en cheffe des magazines Pianiste puis Guitare Classique. Francine rejoindra ensuite le département musique classique de BMG Music Publishing en tant qu’éditrice, avant de devenir indépendante. Pendant 10 ans, elle édite les œuvres de compositeurs et compositrices tel.les que Georges Aperghis, Pascal Dusapin, Iannis Xenakis, Betsy Jolas, Alexandre Desplat, Sasha J. Blondeau ou encore François-Bernard Mâche.

Consultante indépendante, Francine Lajournade intervient à partir de 2012, principalement auprès d’associations et structures de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) évoluant dans le secteur de la culture, sur des problématiques et enjeux liés à la stratégie et au récit. Parallèlement à son activité de consultante, Francine commence à la rentrée 2024, ce doctorat d’histoire sur la musique en situation coloniale. Francine organise aujourd’hui sa vie entre Toulouse et Paris.

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