WEBINAR – Progetto giustizia straordinaria e militare

Date : Jeudi, 3 décembre, 2020 - 13:30

Type d'événement : Séminaire

Axe(s) de recherche : 4. Temps, traces et territoires de guerre

Participant.e.s : Fabrice Virgili, Thomas Vaisset

Adresse : Via del Carmine, 13, 10122 Torino (Italia), France

Programme en PDF : programma_webinar_giustizia-_istoreto_dicembre_2020-047.pdf

Présentation :

PRIMO SEMINARIO (giovedì 3 dicembre 2020, ore 14,30-18,30):
La giustizia militare e la guerra: la militarizzazione della società civile e la giurisdizione sui territori occupati.
SECONDO SEMINARIO (venerdì 4 dicembre 2020, ore 14,30-18,30):
La giustizia militare dopo il 1945: la “resa dei conti” della Liberazione e la punizione dei criminali di guerra.
TERZO SEMINARIO (giovedì 10 dicembre 2020, ore 14,30-18,30):
Punire il collaborazionismo: la giustizia straordinaria in Italia e Francia.
QUARTO SEMINARIO (venerdì 11 dicembre 2020, ore 14,30 -18,30):
Sviluppando le ricerche tra archivi (in)trovabili e fondi documentali che si (ri)chiudono: sui complicati accessi alle carte.

Projet Justice extraordinaire et justice militaire

Violence-45-46_Programme-1 Dans le cadre des initiatives encouragées depuis 2016 dans le domaine de la justice extraordinaire et militaire concernant les crimes de guerre et de collaboration commis contre des civils dans le nord-ouest de l’Italie, Istoreto a lancé, en juin 2019, un projet sur la justice extraordinaire et militaire, qui étend la perspective à la comparaison nationale et internationale. Le projet propose une approche interdisciplinaire de la question de la justice extraordinaire et militaire, grâce à la participation d’historiens et de juristes d’institutions culturelles et d’universités italiennes et étrangères, et avec l’implication des administrations judiciaires, militaires et civiles. Outre les activités d’archivage et de recherche, des séminaires, des conférences et des publications sont prévus.

Parmi les objectifs du projet figurent l’acquisition, le recensement et l’étude des sources judiciaires militaires en Italie et la mise en ligne d’archives concernant les procès des criminels de guerre allemands et des collaborateurs italiens.  Pour ces derniers, sera menée une comparaison des sources judiciaires militaires avec celles provenant des Cours d’Assises Extraordinaires, à partir des procès tenus devant la Cour d’Assises Extraordinaire de Turin entre 1945 et 1947 et la Cour Militaire de Turin de l’après-guerre jusqu’aux années 1990-2000, faisant actuellement l’objet d’un classement analytique visant à la création, sur le système Archos, d’une archive générale des sources judiciaires pour les crimes nazis et fascistes commis contre la population civile du Piémont, du Val d’Aoste, de la Lombardie et de la Ligurie.

La recherche vise également à revisiter l’histoire du système judiciaire militaire italien de 1914 jusqu’à la réforme de 1981, avec une attention particulière sur les effectifs, la composition des tribunaux territoriaux et des cours militaires supérieures, la culture juridique et les cultures professionnelles des magistrats militaires dans des passages cruciaux de l’histoire italienne contemporaine (entre les deux guerres, pendant la RSE, de 1945 jusqu’à la réforme de 1981).

Enfin, le projet vise à placer l’étude de justice de transition italienne dans un cadre international, par comparaison avec l’expérience d’autres pays européens (à commencer par la France et l’Allemagne), en ce qui concerne les pratiques d’épuration, les procédures pénales, les archives des sources judiciaires, les cultures juridiques et professionnelles.

Le projet est coordonné par Maria Di Massa (Istoreto, avocat à Turin) et bénéficie des collaborations suivantes : Luciano Boccalatte, Nicola Adduci, Chiara Colombini, Michele Albertini (Istoreto), Paolo Pezzino (Istituto Nazionale Ferruccio Parri), Guido Neppi Modona (Istoreto, vice-président émérite de la Cour constitutionnelle), Pierpaolo Rivello (avocat, ancien procureur général militaire à la Cour de cassation), Marco De Paolis (Procureur général militaire auprès de la Cour d’appel militaire), Cecilia Nubola (Institut italo-germanique de la Trente-FBK), Lutz Klinkhammer (Institut historique germanique de Rome), Nicola Labanca (Université de Sienne), Giovanni Focardi, Nicolò Da Lio, Filippo Focardi, Amedeo Osti Guerrazzi (Université de Padoue), Leonardo D’Alessandro (Université Bocconi de Milan), Toni Rovatti, Antonio Grilli, Barbara De Luna, Greta Fedele, Patrizia Dogliani (Université de Bologne), Leonardo Mineo, (Université de Turin), Antonella Meniconi (Université La Sapienza de Rome), Fabrice Virgili (Université Paris-1 Panthéon Sorbonne), François Rouquet (Université de Caen-Normandie), Lucio Monaco, Susanna Maruffi (Aned-Turin), Paolo Fonzi (Université du Piémont oriental), Federico Goddi (chercheur), Fabio Verardo (chercheur), Idalgo Cantelli (Université de Florence), Daniele Sacco Zirio (chercheur), Francesco Corniani (Université de Cologne).

Le projet est parrainé par l’Institut national Ferruccio Parri ainsi que par l’Institut historique italo-allemand (ISIG) – Fondation Bruno Kessler (FBK), l’Association nationale des anciens déportés de Turin, l’UMR Sorbonne – Identités, Relations Internationales et Civilisations de l’Europe (UMR SIRICE et l’Université de Caen-Normandie – Histoire-Territoire-Mémoire (HISTEMÉ).

violenza-45-46_programma-16-300x204