Monde(s) – numéro 18
Décentrer la Guerre froide
sous la direction de Justine Faure et Mario del Pero
Décentrer la Guerre froide
Mario Del Pero et Justine Faure
Justine Faure et Mario Del Pero
Sabine Dullin et Etienne Forestier-Peyrat
Ukrainiens et Biélorusses à l’ONU : la Guerre froide d’États subalternes
Matthieu Gillabert
Varsovie 1955 et la Guerre froide globale. L’internationalisation de l’Europe centrale au prisme du 5e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants
Vanni Pettinà
From Bilateralism to Globalism: Mexico’s Early Cold War Foreign Policy, 1947-1964
David Engerman
Icônes de l’amitié : l’aide soviétique, l’acier indien et la Guerre froide économique
Amélie Regnauld
La coopération militaro-économique entre l’Égypte et la RDA pendant la Guerre froide (1969-1989)
Sacha Markovic
Naissance et mise en place de la circulation internationale du marxisme critique yougoslave (1948-1975)
Piero Gleijeses
« Le plus authentique des chefs révolutionnaires » : Fidel Castro et la Guerre froide
Emmanuel Droit
Écrire une histoire globale de 1989 : entre onde de choc et brèche dans le temps
Débat autour d’un livre
Odd Arne Westad, The Cold War: a World History (New York: Basic Books, 2017)
Laurence Badel, Pierre Grosser et Odd Arne Westad
Varia
Jessica Hendrick
« Le péril indien » : l’impact de l’immigration indienne en contexte colonial sur le nationalisme birman (1885-1948)
Quel rôle jouèrent au cours de la Guerre froide le Mexique, la RDA, l’Ukraine ou encore Cuba ? Ces pays ne furent-ils que des partenaires mineurs des deux Grands, objets passifs aux mains de Moscou ou de Washington et soumis à leur entière volonté ? Les réponses apportées à ces questions ont été profondément renouvelées depuis les années 1990 grâce à une approche désormais mondiale de la Guerre froide qui, par le dépassement du strict cadre de la rivalité américano-soviétique, en a considérablement enrichi la compréhension. Ce numéro, en « décentrant » le regard du centre (les deux Grands) vers les périphéries de la Guerre froide, se propose ainsi d’éclairer les visages locaux du conflit et de montrer combien les pays d’Europe et du Tiers-monde ont su devenir au cours de ces décennies de véritables acteurs internationaux capables de défendre leur intérêt national et d’influencer les grandes puissances.



