Célia Burgdorff

Etablissement précédent : Paris 1 Panthéon-Sorbonne / LMU München

Date d'inscription en thèse : 10/2019

Université : Paris 1

Directeur de recherche de la thèse : Laurence Badel

Etat d'avancement : Soutenue
Année de soutenance : 2022
Thèse :

Une « Europe forteresse » ? Regards extérieurs sur l’Union européenne dans les médias (Amériques, Afrique, Asie)

Résumé de la thèse :

 « On parle beaucoup actuellement de l’avenir de l’Europe. Beaucoup de gens la perçoivent de l’extérieur comme la ‘forteresse Europe’. À l’intérieur de celle-ci, nous débattons de questions cruciales telles que le devenir de nos marchés » déclare le député irlandais, membre du groupe libéral et démocrate, Thomas Joseph Maher, devant le Parlement européen en 1998. Cette affirmation révèle sa préoccupation pour l’image de l’Union européenne à l’extérieur de ses frontières. Dès le début des années 1970, la Communauté européenne lance une politique d’ouverture vers l’extérieur qui ne cesse de s’accroître au cours des décennies suivantes, jusqu’au traité de Lisbonne en 2009, introduisant la fonction de haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. L’architecture institutionnelle sui generis de l’Union européenne ainsi que son identité souvent mal définie voire trop vague provoquent de nombreuses contestations, à l’intérieur comme à l’extérieur de celle-ci. Au sein des pays membres, l’Union européenne est d’abord accusée d’un déficit démocratique ainsi que d’un excès de bureaucratie. Par ailleurs, ses opposants appartiennent souvent au rang des populistes – à droite comme à gauche, et défendent l’incompatibilité entre identité nationale et européenne. À l’international, l’Union européenne doit également faire face à de nombreuses critiques, bien que différentes. Tandis que les autres grandes puissances lui reprochent un particularisme économique, les pays en développement soulignent quant à eux, un durcissement de sa politique migratoire. L’expression « Europe forteresse » est au cœur de ces discours critiques et devient une métaphore récurrente dès les années 1970, pour souligner un désaccord avec les politiques européennes, dans la presse comme dans l’arène politique.

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