Dire les violences extrêmes : traductions, verbalisations, figures du silence (XXe siècle)
Date : Mercredi, 3 juillet, 2024 - 08:00
Axe(s) de recherche : 5.3 Guerres, violences et sexualités
Participant.e : Fabrice Virgili
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Colloque international « Dire les violences extrêmes : traductions, verbalisations, figures du silence (XXe siècle) » |
Campus Condorcet, auditorium 150 (centre des colloques), 3 et 4 juillet 2024
Université Paris-Est Créteil, campus centre, 5 juillet 2024
Organisé par : Dorothée Delacroix (Université Sorbonne Nouvelle), Irène Gimenez (UPEC), Daniel Meyer (UPEC) et Fabrice Virgili (Université Paris 1)
Programme prévisionnel
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Mercredi 3 juillet |
10h – Accueil et introduction
10h30 – Panel 1 : Entendre les voix des auteur‧ices de violences, capter les récits des disparu‧es : défis éthiques et scientifiques
Discussion : Camille Riverti (CNRS)
Cédric Cotter et Daniel Palmieri (CICR) : La parole captive : vivre un génocide sans avoir pu en témoigner. L’expérience du personnel du Comité international de la Croix-Rouge au Rwanda
Carla Granados (Université Sorbonne Nouvelle) : Ser mujer y hacer trabajo de campo con veteranos de guerra en el Perú: cuestiones éticas y metodológicas
Etienne Kogan (Université de Bourgogne) : Entendre les bourreaux de la guerre d’Espagne à travers les archives : le garde civil Juan Vadillo face à la justice franquiste
Paola Diaz Lizé (Universidad Tarapacá) : Violencia extrema y narratividad : ensamblando la historia de los ausentes en Sonora (México)
12h30 Pause déjeuner
14h – Panel 2 : Face aux paroles, dénis, euphémismes et silences des auteur‧ices de violences, mettre en récit les violences
Discussion : Daniel Meyer (UPEC)
Violaine Baraduc (EHESS) : Le témoignage et les archives judiciaires en dialogue : comment faire parler le passé du génocide (Rwanda) ?
Maud Chirio (Université Gustave Eiffel) et Mariana Joffily (Université de l’État de Santa Catarina) : Le discours sur la torture des agents de la répression de la dictature militaire brésilienne : entre le déni et la revendication
Héloïse Cérino (Sciences Po Paris) : « J’ai simplement distribué quelques gifles pour maintenir la discipline… » : Kapos, SS et violence féminine en actes et en discours à Geislingen, 1944-1950
Pause
16h30 – Table-ronde « Le choix des mots » animée par Dorothée Delacroix : Irène Gimenez (UPEC), Anouche Kunth (CNRS), Malika Rahal (CNRS),
Balade urbaine et dîner
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Jeudi 4 juillet : |
9h – Panel 4 (Les horaires des panels 3 et 4 sont inversés) – Dire les violences sexuées et violences sexuelles
Discussion : Karine Tinat (Colegio de Mexico)
Virginie Descoutures (Université de Picardie) et Christine Hamelin (Université Versailles Saint Quentin/INED) : Dire les violences sexuelles dans les Outre-Mer : apports croisés de l’ethnographie et de la statistique
Zélie Pemerle (Université Paris Saclay) : De la pédocriminalité « ordinaire » à « extraordinaire » : croisement de récits de violences sexuelles entre 1940 et 2001
Juliette Zanetta (Université Lyon 2) « Des traitements inhumains pendant nos relations intimes ». Les violences sexuelles au sein des couples, des violences extrêmes ? Réflexions à partir d’une enquête en histoire (années 1880 – années 1980)
Pause
11h – Panel 3 : Faire parler les archives, contourner et questionner les silences
Discussion : François-Xavier Nérard (Université Paris 1)
Elena Pavel (Université Paris 1) : Caractériser, quantifier et débusquer les violences genrées et sexuelles dans les camps de travail staliniens : l’obstacle du tabou dans les témoignages de détenues
Benjamin Quenu (Université de Strasbourg) : Ce que verbaliser les violences extrêmes veut dire : les violences staliniennes au prisme de la parole des écrivains de l’Ouzbékistan soviétique (1937-1991)
Juliette Bour (EHESS) : L’enquête historienne face au déni : retracer l’itinéraire criminel d’une femme génocidaire (Rwanda)
12h30 – Pause déjeuner
14h15 –Panel 5 – La place du témoignage dans l’analyse des violences extrêmes
Discussion : Fabrice Virgili (Université Paris 1)
Guillaume Pollack (Université Paris Est Créteil) : Violences extrêmes et témoignages résistants : l’exemple de la torture en France occupée (1940-44)
Antoine Limare (Université Paris 4) : La violence extrême comme moyen de répression politique. Usages et langages de la torture : l’action des services de police anti-résistants dans la France de l’Occupation
Valentine Devulder (EHESS) : « Le crime inexpiable fut de soumettre des femmes et des enfants à une telle déchéance » : l’indicible des violences genrées dans le système concentrationnaire
Pause
16h30 – Table-ronde « Les contours de la catégorie de violence extrême » animée par Irène Gimenez : Peter Hallama (Université Paris 1), Nicolas Mariot (CNRS) et Fabrice Virgili (Université Paris 1)
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Vendredi 5 juillet |
10h – Atelier « traductions, médiations et représentations artistiques des violences extrêmes »
Ouverture : Daniel Meyer (UPEC)
UPEC, bâtiment I, salle Erasme
Avec Thaïs Bihour (Université Paris 1), Eva Rosa Ferrand Verdejo (Université de Cergy), Anabela Zigova (Université Paris 1)
Sur inscription : irene.gimenez@u-pec.fr

