Soutenance de thèse – Célia Burgdorff, le 9 novembre 2022 (Paris 1)

Date : Mercredi, 9 novembre, 2022 - 13:00

Type d'événement : Soutenance

Participant.e : Laurence Badel

Adresse : 17, rue de la Sorbonne, 75005 Paris, France
Présentation :
 
Soutenance de thèse de Doctorat de Célia Burgdorff (Paris 1 ; dir. Pr. Laurence Badel, cotutelle avec M. Andreas Wirsching de la Ludwig-Maximilians-Universität München)
 
Sujet : Une « Europe passoire » ou une « Europe forteresse » ? Imaginaires, débats et politiques autour du régime migratoire européen (1985-2004)
 
Le jury est composé de : 
Mme Birte Wassenberg, Pr., IEP Strasbourg
M. Laurent Warlouzet, Pr., Sorbonne Université
Mme Sabine Russ-Sattar, Pr., Universität Kassel
M. Kiran Patel, Pr., Ludwig-Maximilians-Universität München
 
Résumé : 
Cette thèse porte sur la circulation du topos d’ « Europe forteresse » entre différents espaces médiatiques et institutionnels et l’effet retour qu’il engendre sur les politiques européennes entre 1985 et 2004. Ce topos dispose de « spatialités » et de « temporalités émotionnelles » particulières qui facilitent sa diffusion. Il s’agit par ailleurs d’une image qui provient d’un regard extérieur (américain, japonais et africain) et critique vis-à-vis de la construction européenne. Ainsi, l’ « Europe forteresse » désigne d’abord les mesures protectionnistes entraînées par le Marché unique puis la gestion de l’immigration par l’Union européenne. Pour répondre à ces critiques, les institutions européennes adaptent leur politique d’information et de communication dès la fin des années 1980 en proposant des formules alternatives. Cependant, cette stratégie échoue et lors de l’entrée en vigueur du traité de Maastricht en 1992, les discours sur l’ « Europe forteresse » sont omniprésents, à la fois dans la presse ainsi qu’au sein de l’arène Parlementaire. La multiplication des mesures restrictives ainsi que le renforcement des frontières extérieures par l’Union européenne aboutissent à un nouveau changement de l’image d’ « Europe forteresse » au début des années 2000. Celle-ci se transforme en formule militante et est associée aux naufrages de migrants illégaux dans la Méditerranée.